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Welcome in Wonderland
Officiellement fondée en 979, la capitale à 90% francophone de l’Europe est richissime de vestiges d’un passé tumultueux qui la vit notamment tour à tour flamande, espagnole, brabançonne, autrichienne, française, hollandaise et belge, ce qui explique l’ancienneté de son cosmopolitisme culturel et la multitude des influences que l’on retrouve dans ses bâtisses et ses monuments. S’attachant à en faire découvrir la quintessence dans Bruxelles 100 merveilles paru aux Éditions Racine, Georges Lebouc guide les lecteurs dans une véritable caverne d’Ali Baba urbaine, où l’Art Déco voisine l’Art Nouveau ou l’Art mural et où les musées de toutes sortes font florès avec vivacité, du palais de la « Folle chanson » au Musée Constantin Meunier en passant par la clinique du docteur Van Neck, le pavillon des Passions humaines, l’antichambre du bourgmestre à l’Hôtel de Ville ou la Maison Ciamberlani. Bien entendu, le surréalisme à la belge n’est jamais loin, que ce soit stricto sensu (la Belgique littéraire de Paul Delvaux à l’Albertine, le Musée René Magritte) ou plus largement (la garde-robe de Manneken-Pis, le Musée schaerbeekois de la Bière belge ou le Nemo 33, la piscine la plus profonde du monde). L’inventaire à la Prévert comprend quelques excellentes surprises : onze cafés, hôtels et restaurants (À la Mort subite, Au Vieux Spijtigen Duivel, le Métropole, le Roi d’Espagne…), six cinémas (parmi lesquels l’Ægidium, l’Eldorado et le Théâtre Plaza), cinq cercles (dont le Gaulois, le Concert Noble et le Club David Lloyd), trois passages (du Nord, de la Porte de Hal et du Val de la Cambre) et deux souterrains, sans oublier une authentique Tour japonaise et un inimitable Musée international de la Marionnette. Rien d’étonnant, donc, à ce que les institutions européennes aient décidé de s’établir dans la ville !
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