|
Selon que vous serez d'un côté ou de l'autre de la " frontière linguistique " qui sépare la Belgique de la France, vous direz clignoteur ou clignotant, LPG ou GPL, pension ou retraite…
Un Français parlera de ses " gamins " en évoquant son fils et sa fille, ce que ne fera jamais un Belge et si vous dites que vous tenez à " garder l'église au milieu du village " on vous regardera avec étonnement à Paris !
Il faudra bien que vous " tiriez votre plan " avec ces différences car il n'est pas un domaine, de l'enfance à la vieillesse en passant par l'enseignement, la maison, le droit et, surtout, la politique, où les Belges ne s'ingénient à parler autrement que les Français, à moins que ce ne soit le contraire !
Ces différences, ces divergences parfois, on les appelle des belgicismes et il était de bon ton, autrefois, de les condamner comme autant de barbarismes. Aujourd'hui on se garde de critiquer ceux qui les emploient : on trouve les plus fréquents dans les meilleurs dictionnaires où ils sont considérés comme des variantes (parfois heureuses) du français de France devenu français de référence ou français standard.
Impossible de relever tous ces mots car il en est qui vieillissent et meurent tandis que d'autres ne sont utilisés qu'à Liège mais demeurent lettre morte à Charleroi ou à Bruxelles… et vice versa ! Ce Dictionnaire de belgicismes en relève des centaines et, ce qui ne gâche rien, en les illustrant, chaque fois qu'il se peut, par des exemples, surtout trouvés dans la presse.
En ce début du XXIe siècle, cet ouvrage est un constat aussi complet que possible. Il surprendra bien des lecteurs belges et ahurira souvent les lecteurs français.
L'auteur, Georges Lebouc, fut sensibilisé aux belgicismes dès son plus jeune âge puisqu'il est né d'un père français et d'une mère belge. Ce dictionnaire est le deuxième ouvrage qu'il consacre à ce sujet.
Éditions Racine ISBN 978-2-87386-477-4
Plus de références ...
|